Le prix Louis Cros a été créé à l'Institut de France, sous l'égide de l'Académie des sciences morales et politiques, par convention avec le CUIP. Il récompense, annuellement, une œuvre dans le domaine de l'éducation et de la formation. Son montant, fixé chaque année par l'Institut de France, s'élève à 10 000€ pour l'année 2011.
Il est décerné à l’auteur ou aux auteurs d’un ouvrage ou d’un travail universitaire (thèse soutenue avant la date de forclusion) édités ou non, rédigés exclusivement en français.
Le jury apprécie particulièrement les travaux susceptibles d’éclairer non seulement les spécialistes et les praticiens, mais également le grand public, sur les enjeux et les défis contemporains de l’éducation et de la formation.

Ce prix est décerné en hommage à la mémoire de Louis Cros, fondateur du Comité Universitaire d’Information Pédagogique, créateur de l’Institut Pédagogique National et des Centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique, président honoraire des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA). Il fut également le premier, en France, à identifier le phénomène mondial qualifié « d’explosion scolaire », à prédire son ampleur, à analyser sa nature et à en discerner la portée politique.

M. Jean Auba, Président honoraire du CUIP, parle du « Prix Louis Cros » sur Canal Académie.

Les candidats, français ou étrangers, âgés de 45 ans au plus, sont invités à faire parvenir leurs travaux au secrétariat du CUIP, accompagnés d’un curriculum vitae, d’un résumé du sujet, d’une lettre de motivation et, pour les thèses, du rapport émis par le jury lors de la soutenance, au plus tard le 15 AVRIL 2012, après avoir complété le formulaire suivant : > formulaire de candidature


Les lauréats du Prix Louis Cros

2011
Gwenaëlle Joët

pour « Le sentiment d'auto-efficacité en primaire : de son élaboration à son impact sur la scolarité des élèves ».

Ugo Palheta
Pour « L'enseignement professionnel dans l'école massifiée ».

2010
Laurence Martin

pour « La stratégie de Lisbonne et l'économie de l'éducation : vers l'émergence d'un cadre juridique européen des services de l'éducation? »

Geoffroy Lauvau
pour « Rationalité académique, rationalité économique. Le devenir de l'Université face aux exigences de la justice sociale ».

2009
Céline Labrune-Badiane

pour « Processus de scolarisation en Casamance. Rythmes et logiques (1860-1960) ».

Bruno Robbes
pour « Du mythe de l’autorité naturelle à l’autorité éducative de l’enseignant : des savoirs à construire entre représentation et action ».

2008
Manon Pignot

pour « Allons enfants de la patrie ? Filles et garçons dans la Grande Guerre : expériences communes, construction du genre et invention des pères (France, 1914-1920) »

2007
Ludivine Thiaw-Po-Une

pour « Etat démocratique et ses dilemmes : le cas des universités ». Ed. Hermann, 2007.

Sylvain Grandserre
pour « École, droit de réponses ». Ed. Hachette, 2007.

2006

Isabelle Dumez-Féroc
pour sa thèse « Imaginaires des usages du réseau Internet. Les modes d'appropriation enfantine du média ».

Bénédicte Gendron
pour son essai « Le capital émotionnel en éducation. Un essai conceptuel ».

2005
Cypora Petitjean-Cerf
pour « L'école de la dernière chance. Un an en classe-relais ». Ed. Document Stock, 2005.
François Muller
pour son « Manuel de survie à l'usage de l'enseignant (même débutant) ». Ed. L'Etudiant, 2004.

2004
Agnès Villechaise-Dupont et Joël Zaffran
pour « Illetrisme : les fausses évidences ». Ed. L'Harmattan.

Yassine Zouari
pour sa thèse « Le cas du système éducatif tunisien », soutenue à l'Université de Rouen.